Je n'avais encore jamais testé le dimanche sous la couette jusqu'à... 19 heures (juste le temps d'aller au Parc des Princes voir PSG - Bordeaux)... Voilà c'est fait et c'est franchement pas mal...
Eh oui il y a des périodes comme ça où on a envie de rien.
Des jours où on a l'impression de ne servir à rien, de perdre son temps dans cette société de merde où tout le monde (ou presque) ment et triche (à commencer avec soi même) avec toujours des arguments et des prétextes pour justifier cette duperie...
Des jours où on se brûle de voir les autres jouer avec le feu sans s'en rendre compte ou sans vouloir s'en rendre compte.
Des jours où on a l'impression d'avoir tout faux avec nos valeurs à la con... Des jours où on se demande si on n'est pas en train de gaspiller beaucoup d'énergie pour rien et de se faire mener en bateau...
Des jours où on ne sait plus quoi penser.
Alors dans ces cas là, autant rester couché... et comater avec un bon DVD...
Reste plus qu'à attendre que ça passe... Et ça passera... Comme d'hab...
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Néanmoins, grâce à ce formidable Wifi qui permet de rester connecté même du fond de la couette, j'ai quand même pu noter le formidable exploit de l'Ethiopien Kenenisa Bekele.
Pour la cinquième fois consécutive, Bekele a réalisé le doublé au Championnat du monde de cross s'adjugeant le cross court et le cross long. Ce type est extraordinaire. Il n'a que 23 ans et est déjà détenteur des records du monde du 5000m et du 10 000m. Courir peut sembler un geste d'une affligeante banalité et d'une simplicité extrême. Pas avec Bekele. Ce type donne une impression incroyable d'aisance et de légèreté... Essayez de courir à plus de 20km/h, vous verrez que c'est un truc de ouf pour le commun des mortels...
Hélas, Bekele n'est pas l'un des plus connus des champions sportifs de la planète. Dommage pour ce champion au destin extraordinaire.
Je vous ai mis ci-dessous un papier d'un collègue, Jean-Christophe Collin, grand spécialiste de l'athlé éthiopien et selon moi la plus grande plume de L'Equipe (en plus c'est un vrai mec bien). C'est un papier écrit en février 2005 juste avant les Championnats du monde cross-country, quelques semaines après la mort de la fiancée de Bekele. C'est un peu long je vous l'accorde mais vous ne le regretterez pas... Promis, faites moi confiance... Ah si seulement je pouvais un jour écrire un papier de la moitié seulement de cette qualité... (pfff arrête de rêver Pascal, ça ne te réussit pas...)
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LA TOMBE EST BLANCHE comme l'aube sur l'Arsi. Cette province Oromo, au sud d'Addis-Abeba, dont Asela, petite ville qui a vu grandir Haile Gebreselassie, attire depuis toujours les marchands et les guerriers.
C'est là, dans un discret cimetière sis à droite de l'église Medhani Alem, « le sauveur du monde », que repose Alem Techale. Sous une simple dalle, petite concession à la modernité de ce coin de la planète qui, jusqu'il y a peu, enterrait simplement les morts, le vent et la pluie en emportaient la trace et le souvenir.
Kenenisa Bekele aura donc un lieu pour se recueillir. Puisque depuis ce maudit 4 janvier, séjourne ici une partie de lui-même.
Ce jour-là, Alem s'était levée tôt. Kenenisa dormait de tout son saoul, harassé par l'entraînement de la veille. Mais elle l'avait quand même tiré du lit. Courir lui avait tant manqué. Championne du monde cadette du 1 500 m en 2003 à Sherbrooke, au Canada, Alem Techale avait dû interrompre son ascension en raison d'une malformation de la voûte plantaire, le temps de terminer sa croissance. Mais elle ne voulait pas attendre d'être grande. On n'est pas sérieux à cet âge-là, avait prévenu Rimbaud, venu s'échouer à Harare, là-bas derrière les montagnes.
Bien qu'il n'ait pas programmé de séance ce matin-là, Kenenisa avait tout de même enfilé son survêtement et suivi les désirs d'Alem. N'avait-elle pas accepté quelques semaines plus tôt sa demande en mariage ? Ce devait être le plus grand mariage d'Éthiopie, plus de mille invités, dans le seul luxueux hôtel du pays.
Après ses records du monde l'été dernier et sa médaille d'or sur 10 000 m et d'argent sur 5 000 m en Grèce, Kenenisa était devenu un personnage majeur d'Abyssinie. Dans le c½ur des gens, il allait poursuivre la fabuleuse destinée d'Haile Gebreselassie, son maître. La manière dont lui, l'élève, avait essayé de l'attendre lors de la finale du 10 000 m à Athènes, se retournant à plusieurs reprises, avait profondément touché le peuple éthiopien pour qui le respect des anciens constitue une valeur fondamentale. « Je voulais être champion olympique, explique Kenenisa, mais je ne pouvais pas l'abandonner là, mon c½ur ne me l'aurait pas permis. »
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Kenenisa partit pour un footing au long cours, tandis qu'Alem s'attelait à fractionner sa séance. C'est alors qu'il eut comme un pressentiment, abrégea son footing et rebroussa chemin. Il trouva Alem appuyée contre un arbre. « J'ai mal dans la poitrine », lâcha-t-elle dans un souffle. Kenenisa a dévalé la pente pour chercher son 4 × 4. Lorsqu'il est revenu, sa fiancée gisait à terre. Kenenisa l'a prise dans ses bras pour la mener à sa voiture. Il ne le savait pas, mais le c½ur d'Alem avait déjà cessé de battre. Alema avait dix-neuf ans.
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Nul ne pouvait accepter l'idée que cette jeune femme, promise à tous les succès, s'écroule ainsi dans une forêt d'eucalyptus. Ici, on meurt du sida et de la famine par millions, mais l'on ne meurt pas de courir à vingt ans. « Il n'y a pas une semaine qui passe sans qu'un Éthiopien n'apprenne la mort d'un proche, explique Richard Nerurkar, organisateur de la course Great Ethiopian Run, mais les athlètes demeurent, dans l'imaginaire, ceux qui échappent à ce destin. »
L'irrationnel va quand même laisser place à la compassion. Immense. Comme le veut la tradition éthiopienne, la défunte sera enterrée immédiatement. « C'était incroyable, raconte le patriarche de l'athlétisme éthiopien, le docteur Wolde Meskel Kostré, il y avait tout un peuple venu lui rendre hommage. » Comme si sa peine était devenue celle de tous ces gens de peu, qui n'existent aux yeux du monde qu'à travers les jambes sèches de leurs coureurs.
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Kenenisa court donc à nouveau, pas forcément pour le monde entier. « Je cours parce que c'est devenu désormais ma seule raison de vivre. Je sais qu'Alem aurait voulu que je le fasse. Au fond de moi, j'ai envie de courir. Il faut que j'accepte l'idée que les choses doivent redevenir comme avant. »
Courir, donc, parce que c'est sa vie. « Il faut que j'affronte ce drame. Nous sommes tous paniqués par l'idée de la mort. Je suis comme tout le monde. Je vais donc devoir me durcir pour traverser cette épreuve. Ce qui m'arrive me rapproche des autres, un être humain ne peut vivre seul dans ce genre de circonstances, et j'ai besoin d'eux », reconnaît Bekele.
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« Je sais que si les gens peuvent me soutenir, en revanche, je ne peux compter que sur moi-même pour me sortir vraiment de ce drame. Je sais aussi que si je parviens à redevenir le coureur de la saison dernière, en revanche je ne serai plus jamais le garçon que j'étais. Car je n'oublierai pas ce qui est arrivé. Je peux le dépasser, mais pas l'oublier. Alem restera en moi, quelque part dans ma vie. »
D'autant qu'il y aura toujours l'odeur de l'injera (plat éthiopien) ou l'allée de lilas d'Asela qu'elle aimait tant pour le renvoyer à ce passé. « Mais ce passé m'appartient, il fait partie de moi. Je suis croyant, du rite orthodoxe, selon lequel l'esprit de la personne demeure. Aussi, je sais qu'Alem est là, près de moi. Qu'elle me regarde. » Son visage s'anime. « Je sais ce qui la rendait heureuse et je vais faire tout ce qu'elle aimait. Courir et devenir celui qu'elle voulait que je sois. »
« Ce n'est pas grave si je perds, la victoire ou la défaite n'ont pour moi plus tout à fait la même signification. Au-delà de la course, je ferai en sorte que jamais on ne l'oublie, je vais entreprendre, créer des choses, des bâtiments, donner son nom à des lieux. Certes, il faut que ma vie continue, que je retrouve la quiétude, mais il ne faut pas que son souvenir s'efface. Je veux qu'elle reste présente dans le souvenir de tous. » Plus qu'un nom sur une pierre.
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Pas de match de mes Chouchoutes samedi après-midi, Cergy-Pontoise ne s'étant pas déplacé. Même si on récupère les quatre points de la victoire, les filles auraient bien sûr préféré jouer. Que cette fin de saison parait longue avec seulement deux matches à jouer jusqu'au 27 mai...
Tout ça ne m'a pas empêché d'aller passer une très agréable soirée en compagnie de quelques Chouchoutes qui ont eu la gentillesse de me convier. Merci encore mesdemoiselles. Vous êtes des reines...
En plus c'était vachement bon :D Bravo aux cuistots :D
Classement
1. Domont, 38 pts (11 matches)
2. Blanc-Mesnil, 34 pts (10 matches)
3. Mantes, 30 pts (11 matches)
4. Le Pecq, 30 pts (12 matches)
5. Cergy-Pontoise, 22 pts (10 matches)
6. Stade Est Pavillon, 22 pts (11 matches)
7. Colombes, 14 pts (9 matches)
8. Villejuif, 10 pts (10 matches)
9. Limay et La Courneuve (forfait général)