Chronique d'un massacre assuré

Chronique d'un massacre assuré
C'est fait ! Mieux vaut tard que jamais, j'ai débuté ma préparation pour le Marathon de Paris hier avec un footing de 45' à "allure chouchoutes" (euh, désolé les filles, mais ça veut dire... pas très vite voire même lentement).
Le "petit" problème... c'est que le Marathon de Paris, eh bien c'est dimanche matin... En même temps que j'entamais cette préparation, je l'ai donc terminée...

Alors oui, je suis d'accord, c'est du grand n'importe quoi. Prendre le départ d'un Marathon avec 45' "d'entraînement" dans les jambes depuis un mois et à peine une dizaine de séances (jamais plus d'une heure) depuis le début de l'année, relève de la folie... Au moins, j'ai du jus.... (ça c'est mon art de positiver). Sauf contretemps ou moment de lucidité de dernier moment, je serai a priori sur les Champs-Elysées, dimanche matin, au milieu des 35 000 coureurs.

J'ai envie de savoir comment ça fait d'en chier pour de bon... de faire exploser ce putain de frein à main qui m'a toujours empêché de vraiment me "rentrer dedans"... J'ai besoin de me faire mal aux jambes pour me faire du bien à la tête (non, non, je ne suis pas maso).

Je suis en revanche beaucoup moins sûr de franchir la ligne d'arrivée Avenue Foch. Eh oui, en plus de mon "sous-entraînement", j'ai ma traditionnelle petite douleur à un adducteur qui s'est réveillée lundi à l'entraînement des Chouchoutes... Bon ok, j'aurais dû m'échauffer un minimum avant de frapper... Là, Mademoiselle Olive et Tom, je t'autorise, exceptionnellement (faudrait pas que tu en abuses... ce n'est qu'un privilège momentanée), à te moquer de moi et à sourire... voire à rire... (ça me ferait même plaisir...)

Bon si un miracle devait se produire et me faire aller au-delà du trentième kilomètre (endroit stratégique pour bâcher et aller récupérer ma moto à l'arrivée sans trop marcher), il se pourrait que j'approche ma plus mauvaise performance sur marathon, à savoir 4 h 45', réalisé sur le marathon de New York. Je précise quand même que je m'arrêtais partout pour prendre des photos et que c'était mon 3e marathon en deux mois...
Histoire de positiver un peu, je vais dire que je connais parfaitement le parcours, et que je suis a priori au courant des "dangers" d'un marathon. Ce sera en effet mon quinzième marathon "à sec" (le huitième à Paris)... je sais donc à quoi je m'attaque... Sauf que d'habitude, je suis quand même un minimum entraîné...

Il ne me reste donc plus qu'à me gaver de nouilles (ça, ça ne me changera pas beaucoup) et surtout.... à prier...

Mesdemoiselles, mesdames, messieurs, celui qui va mourir vous salue...

# Posted on Wednesday, 05 April 2006 at 2:15 PM

Edited on Wednesday, 05 April 2006 at 5:50 PM

Lyon attendra

Lyon attendra
La semaine dernière, j'avais titré une news : Lyon est-il un grand d'Europe ? La réponse est donc : non. Pas encore.

Hier, à Milan, Lyon a fait un beau match et a sans doute montré davantage de maitrise que les Milanais. Mais ça ne suffit pas au niveau européen. Les grands clubs européens commettent rarement des boulettes à la 87e minute d'un quart de finale de Ligue des champions (bon j'en connais qui vont me citer des contre-exemples juste pour me contredire mais c'est quand même rare).
C'est rageant mais voilà, il n'y a pas non plus à crier au scandale ni à l'injustice comme les cireurs de pompes de Canal + l'ont fait hier soir. Le but du foot ce n'est pas de se créer des occasions c'est de mettre le ballon au fond... Les grands clubs d'Europe le savent et y parviennent.

Attention, ça ne remet pas en cause tout le formidable travail effectué depuis plusieurs années par les Lyonnais. Il n'est pas question de flinguer Lyon qui reste une équipe très attractive, la seule en France pour laquelle je suis impatient et "excité" de voir les matches à la télé. Il s'agit juste d'un retour sur terre et cela va permettre de resituer Lyon à sa juste place, hélas encore assez loin des sommets où les médias l'ont exagérément placé depuis plusieurs mois...

Lyon, qui pour rappel n'a encore jamais fait mieux qu'un quart de finale de Ligue des champions ce qui n'est quand même pas exceptionnel... n'est pour le moment qu'un club en devenir, un club en train en construction. Dans le désert du Championnat de France, ça peut suffire pour gagner un cinquième titre de champion de France d'affilée mais à l'échelon supérieur, ça coince encore...

D'autre part, ce revers rendra peut-être un peu d'humilité également à Gérard Houillier qui n'a cessé de répéter depuis une semaine et encore hier après le match que Lyon méritait davantage la qualification que Milan et que son équipe était supérieure aux Italiens. Ouais ouais... en attendant, le jour des demi-finales, les Lyonnais seront devant leur télé...

# Posted on Tuesday, 04 April 2006 at 4:53 PM

Edited on Tuesday, 04 April 2006 at 5:15 PM

Bekele, ce héros

Bekele, ce héros
Je n'avais encore jamais testé le dimanche sous la couette jusqu'à... 19 heures (juste le temps d'aller au Parc des Princes voir PSG - Bordeaux)... Voilà c'est fait et c'est franchement pas mal...


Eh oui il y a des périodes comme ça où on a envie de rien.
Des jours où on a l'impression de ne servir à rien, de perdre son temps dans cette société de merde où tout le monde (ou presque) ment et triche (à commencer avec soi même) avec toujours des arguments et des prétextes pour justifier cette duperie...
Des jours où on se brûle de voir les autres jouer avec le feu sans s'en rendre compte ou sans vouloir s'en rendre compte.

Des jours où on a l'impression d'avoir tout faux avec nos valeurs à la con... Des jours où on se demande si on n'est pas en train de gaspiller beaucoup d'énergie pour rien et de se faire mener en bateau...

Des jours où on ne sait plus quoi penser.

Alors dans ces cas là, autant rester couché... et comater avec un bon DVD...

Reste plus qu'à attendre que ça passe... Et ça passera... Comme d'hab...

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Néanmoins, grâce à ce formidable Wifi qui permet de rester connecté même du fond de la couette, j'ai quand même pu noter le formidable exploit de l'Ethiopien Kenenisa Bekele.

Pour la cinquième fois consécutive, Bekele a réalisé le doublé au Championnat du monde de cross s'adjugeant le cross court et le cross long. Ce type est extraordinaire. Il n'a que 23 ans et est déjà détenteur des records du monde du 5000m et du 10 000m. Courir peut sembler un geste d'une affligeante banalité et d'une simplicité extrême. Pas avec Bekele. Ce type donne une impression incroyable d'aisance et de légèreté... Essayez de courir à plus de 20km/h, vous verrez que c'est un truc de ouf pour le commun des mortels...
Hélas, Bekele n'est pas l'un des plus connus des champions sportifs de la planète. Dommage pour ce champion au destin extraordinaire.

Je vous ai mis ci-dessous un papier d'un collègue, Jean-Christophe Collin, grand spécialiste de l'athlé éthiopien et selon moi la plus grande plume de L'Equipe (en plus c'est un vrai mec bien). C'est un papier écrit en février 2005 juste avant les Championnats du monde cross-country, quelques semaines après la mort de la fiancée de Bekele. C'est un peu long je vous l'accorde mais vous ne le regretterez pas... Promis, faites moi confiance... Ah si seulement je pouvais un jour écrire un papier de la moitié seulement de cette qualité... (pfff arrête de rêver Pascal, ça ne te réussit pas...)

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LA TOMBE EST BLANCHE comme l'aube sur l'Arsi. Cette province Oromo, au sud d'Addis-Abeba, dont Asela, petite ville qui a vu grandir Haile Gebreselassie, attire depuis toujours les marchands et les guerriers.
C'est là, dans un discret cimetière sis à droite de l'église Medhani Alem, « le sauveur du monde », que repose Alem Techale. Sous une simple dalle, petite concession à la modernité de ce coin de la planète qui, jusqu'il y a peu, enterrait simplement les morts, le vent et la pluie en emportaient la trace et le souvenir.
Kenenisa Bekele aura donc un lieu pour se recueillir. Puisque depuis ce maudit 4 janvier, séjourne ici une partie de lui-même.

Ce jour-là, Alem s'était levée tôt. Kenenisa dormait de tout son saoul, harassé par l'entraînement de la veille. Mais elle l'avait quand même tiré du lit. Courir lui avait tant manqué. Championne du monde cadette du 1 500 m en 2003 à Sherbrooke, au Canada, Alem Techale avait dû interrompre son ascension en raison d'une malformation de la voûte plantaire, le temps de terminer sa croissance. Mais elle ne voulait pas attendre d'être grande. On n'est pas sérieux à cet âge-là, avait prévenu Rimbaud, venu s'échouer à Harare, là-bas derrière les montagnes.

Bien qu'il n'ait pas programmé de séance ce matin-là, Kenenisa avait tout de même enfilé son survêtement et suivi les désirs d'Alem. N'avait-elle pas accepté quelques semaines plus tôt sa demande en mariage ? Ce devait être le plus grand mariage d'Éthiopie, plus de mille invités, dans le seul luxueux hôtel du pays.

Après ses records du monde l'été dernier et sa médaille d'or sur 10 000 m et d'argent sur 5 000 m en Grèce, Kenenisa était devenu un personnage majeur d'Abyssinie. Dans le c½ur des gens, il allait poursuivre la fabuleuse destinée d'Haile Gebreselassie, son maître. La manière dont lui, l'élève, avait essayé de l'attendre lors de la finale du 10 000 m à Athènes, se retournant à plusieurs reprises, avait profondément touché le peuple éthiopien pour qui le respect des anciens constitue une valeur fondamentale. « Je voulais être champion olympique, explique Kenenisa, mais je ne pouvais pas l'abandonner là, mon c½ur ne me l'aurait pas permis. »
(...)
Kenenisa partit pour un footing au long cours, tandis qu'Alem s'attelait à fractionner sa séance. C'est alors qu'il eut comme un pressentiment, abrégea son footing et rebroussa chemin. Il trouva Alem appuyée contre un arbre. « J'ai mal dans la poitrine », lâcha-t-elle dans un souffle. Kenenisa a dévalé la pente pour chercher son 4 × 4. Lorsqu'il est revenu, sa fiancée gisait à terre. Kenenisa l'a prise dans ses bras pour la mener à sa voiture. Il ne le savait pas, mais le c½ur d'Alem avait déjà cessé de battre. Alema avait dix-neuf ans.
(...)
Nul ne pouvait accepter l'idée que cette jeune femme, promise à tous les succès, s'écroule ainsi dans une forêt d'eucalyptus. Ici, on meurt du sida et de la famine par millions, mais l'on ne meurt pas de courir à vingt ans. « Il n'y a pas une semaine qui passe sans qu'un Éthiopien n'apprenne la mort d'un proche, explique Richard Nerurkar, organisateur de la course Great Ethiopian Run, mais les athlètes demeurent, dans l'imaginaire, ceux qui échappent à ce destin. »

L'irrationnel va quand même laisser place à la compassion. Immense. Comme le veut la tradition éthiopienne, la défunte sera enterrée immédiatement. « C'était incroyable, raconte le patriarche de l'athlétisme éthiopien, le docteur Wolde Meskel Kostré, il y avait tout un peuple venu lui rendre hommage. » Comme si sa peine était devenue celle de tous ces gens de peu, qui n'existent aux yeux du monde qu'à travers les jambes sèches de leurs coureurs.
(...)
Kenenisa court donc à nouveau, pas forcément pour le monde entier. « Je cours parce que c'est devenu désormais ma seule raison de vivre. Je sais qu'Alem aurait voulu que je le fasse. Au fond de moi, j'ai envie de courir. Il faut que j'accepte l'idée que les choses doivent redevenir comme avant. »

Courir, donc, parce que c'est sa vie. « Il faut que j'affronte ce drame. Nous sommes tous paniqués par l'idée de la mort. Je suis comme tout le monde. Je vais donc devoir me durcir pour traverser cette épreuve. Ce qui m'arrive me rapproche des autres, un être humain ne peut vivre seul dans ce genre de circonstances, et j'ai besoin d'eux », reconnaît Bekele.
(...)
« Je sais que si les gens peuvent me soutenir, en revanche, je ne peux compter que sur moi-même pour me sortir vraiment de ce drame. Je sais aussi que si je parviens à redevenir le coureur de la saison dernière, en revanche je ne serai plus jamais le garçon que j'étais. Car je n'oublierai pas ce qui est arrivé. Je peux le dépasser, mais pas l'oublier. Alem restera en moi, quelque part dans ma vie. »

D'autant qu'il y aura toujours l'odeur de l'injera (plat éthiopien) ou l'allée de lilas d'Asela qu'elle aimait tant pour le renvoyer à ce passé. « Mais ce passé m'appartient, il fait partie de moi. Je suis croyant, du rite orthodoxe, selon lequel l'esprit de la personne demeure. Aussi, je sais qu'Alem est là, près de moi. Qu'elle me regarde. » Son visage s'anime. « Je sais ce qui la rendait heureuse et je vais faire tout ce qu'elle aimait. Courir et devenir celui qu'elle voulait que je sois. »

« Ce n'est pas grave si je perds, la victoire ou la défaite n'ont pour moi plus tout à fait la même signification. Au-delà de la course, je ferai en sorte que jamais on ne l'oublie, je vais entreprendre, créer des choses, des bâtiments, donner son nom à des lieux. Certes, il faut que ma vie continue, que je retrouve la quiétude, mais il ne faut pas que son souvenir s'efface. Je veux qu'elle reste présente dans le souvenir de tous. » Plus qu'un nom sur une pierre.



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Pas de match de mes Chouchoutes samedi après-midi, Cergy-Pontoise ne s'étant pas déplacé. Même si on récupère les quatre points de la victoire, les filles auraient bien sûr préféré jouer. Que cette fin de saison parait longue avec seulement deux matches à jouer jusqu'au 27 mai...

Tout ça ne m'a pas empêché d'aller passer une très agréable soirée en compagnie de quelques Chouchoutes qui ont eu la gentillesse de me convier. Merci encore mesdemoiselles. Vous êtes des reines...
En plus c'était vachement bon :D Bravo aux cuistots :D

Classement

1. Domont, 38 pts (11 matches)
2. Blanc-Mesnil, 34 pts (10 matches)
3. Mantes, 30 pts (11 matches)
4. Le Pecq, 30 pts (12 matches)
5. Cergy-Pontoise, 22 pts (10 matches)
6. Stade Est Pavillon, 22 pts (11 matches)
7. Colombes, 14 pts (9 matches)
8. Villejuif, 10 pts (10 matches)
9. Limay et La Courneuve (forfait général)

# Posted on Sunday, 02 April 2006 at 9:43 AM

Edited on Monday, 03 April 2006 at 8:31 AM

Dupontel, Chouchoutes et hockey

Dupontel, Chouchoutes et hockey
Dans le rayon des mauvaises nouvelles, un gros coup dur pour les joueuses de l'équipe de France de hockey sur gazon. Voilà, c'est désormais officiel, elles auront à me supporter lors du tournoi de qualification à la Coupe du monde, début mai à Rome (Veronica.... si tu me lis...). Billet d'avion, hôtel et accréditation (ben oui même si j'y vais pendant mes vacances, autant me faire accréditer), tout est en réglé pour aller encourager les BleuEs...
L'occasion pour moi d'allier l'agréable (aller voir jouer miss Peg et ses copines) et l'agréable (visiter Rome, ville que je connais déjà pas mal mais où j'adore retourner)

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Bon je ne vais pas m'éterniser. Il est tard au moment d'attaquer cette news... En plus je suis en train de regarder le DVD des vieux spectacles d'Albert Dupontel et je suis mort de rire devant ma télé. Rambo, le Bac, que des grands moments... je suis fan absolu ! Vivement la semaine prochaine et la sortie de son nouveau film "Enfermés dehors" qui m'a l'air aussi déjanté que Bernie. Dupontel y joue un SDF qui trouve un uniforme de flic et qui le met pour manger dans les cantines de police...

En parlant cinéma, un petit mot sur "Romanzo criminale", un film italien qui évoque la vie d'une organisation criminelle. Le film qui dure deux heures trente aurait sans doute gagné avec une demi-heure de moins... C'est un peu longuet.

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Ce samedi, à 17 heures, direction Chouchoutes Land (Le Pecq, près de Saint-Germain) pour l'antépénultième (c'est le mot pour frimer qui veut dire avant avant dernier) match de mes Chouchoutes. On reçoit Cergy-Pontoise contre qui nous avions fait 0-0 à l'aller, malgré une grosse domination, au terme d'un match bien pourri. En plus ça caillait comme jamais et j'avais mis deux jours à décongeler (et deux mois à me (nous) remettre d'un regrettable dérapage...) Les Chouchoutes sont actuellement quatrièmes juste devant l'adversaire du jour. Plus aucun espoir de montée mais juste la volonté de prendre un maximum de plaisir lors de ces trois derniers matches de l'ère Chouchoutes. Et en priant pour qu'il n'y ait pas de nouvelles blessées car y en a marre de l'hécatombe de ces dernières semaines qui réduit l'effectif au point de devoir à nouveau déclarer forfait pour l'équipe B.

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PS : Ne cherchez pas de Poisson d'avril... il n'y en a pas... j'aurais pu vous dire que j'étais devenu supporter du PSG, que Keira Knightley ou Natalie Portman en aimaient un autre que moi ou une aberration de ce type mais ça n'aurait pas été crédible...

# Posted on Friday, 31 March 2006 at 6:08 PM

Edited on Friday, 31 March 2006 at 7:33 PM

Passion

Passion
Passion : "Mouvement violent, impétueux, de l'être vers ce qu'il désire ; émotion puissante et continue qui domine la raison." Telle est la définition de la passion selon le Petit Larousse.

Pour nous autres les "sportifs", notre passion c'est avant tout du plaisir. Notre passion ce sont des vibrations, des émotions, des sensations que l'on attend toute une journée, toute une semaine. Notre passion, c'est un sentiment qui, quand tout part en vrille, nous permet de tenir le coup rien qu'en y pensant, rien qu'en imaginant les moments où l'on va l'assouvir... ces instants où l'on retrouve nos potes qui partagent cette même passion.
Notre passion c'est tout ça. Que du bon... en théorie... Hélas, la passion engendre parfois l'excès.

La passion ne doit pas tout bouffer. Ele ne doit pas dévorer tous ces instants si précieux où l'on s'offre le luxe de souffler un peu, d'évacuer tout le stress accumulé par tous les tracas de la vie, qu'ils soient privés ou professionnels. Elle ne doit pas dévorer tous ces instants si précieux que l'on passe avec l'être cher.

Une sortie vélo ou un entraînement de course à pied supplémentaire, pour nous autre "petits" triathlètes, valent-ils de prendre le risque de perdre celle qu'on aime ? Evidemment non.
S'entraîner comme un fou et être obnubilé et obsédé par sa pratique est-il plus important que les moments de complicité partagés ? Evidemment non.
Penser à son prochain vélo ou à sa prochaine combi est-il plus important que de penser à l'autre, d'être à son écoute ? Evidemment non.

Vivre à fond sa passion rend parfois égoïste... sans parfois que l'on en ait conscience tout de suite. Pas de problème quand on est seul... dangereux quand on est deux... Les compromis ne durent qu'un temps. Attention danger...

La passion, c'est donc du plaisir. Avant tout... et rien d'autre.

Quand partir à l'entraînement ou à un match devient une corvée, il est alors temps de se poser les bonnes questions. Une passion ne doit jamais devenir synonyme de tristesse, de contrainte ou encore être considérée comme une "obligation". Si c'est le cas, il est urgent de "souffler" et de permettre à l'envie de se régénérer. Il faut laisser la fameuse flamme que j'évoque régulièrement, se "reposer" pour lui permettre de reprendre de la vigueur et de l'éclat afin qu'elle puisse à nouveau briller un peu plus tard... Peut-être même encore plus fort.
Cette flamme, cette passion, est généralement bien ancrée dans notre coeur et nos tripes... Il lui arrive d'avoir des petits coups de mou pour diverses raisons (saturation, personnes nuisibles qui font tout pour nous pourrir notre passion...), mais il en faut beaucoup pour l'éteindre.

Une passion rend "plus belle la vie"... à condition qu'elle reste à sa place...

# Posted on Wednesday, 29 March 2006 at 3:16 PM

Edited on Wednesday, 29 March 2006 at 6:05 PM